Le boîtier connecté qui surveille l’humidité pièce par pièce chez moi

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Boîtier connecté surveillant l'humidité pièce par pièce dans une maison moderne et chaleureuse

Je suis rentré du marché de Brou avec le manteau humide et la buée déjà prise sur la vitre du salon. Dans la cuisine, le boîtier connecté clignotait, et je l’ai posé à côté de la carafe. J’ai été convaincu dès les premières courbes, parce que la chambre et le salon ne racontaient déjà pas la même histoire.

Comment j’ai installé et ajusté les capteurs dans la maison

Ma maison ancienne a des murs froids, et je le sens dès que je pose la main sur la cloison nord. Quand mes deux enfants adultes reviennent dormir, je vois la chambre se fermer plus vite, avec des vitres embuées au matin. J’ai regardé la chambre des enfants, la salle de bain et le salon comme trois pièces distinctes. J’ouvre dix minutes le matin, cinq minutes après la douche, puis encore le soir si je cuisine longtemps.

J’ai appris à ne pas faire confiance à une impression unique. Je suis parti avec l’idée qu’un seul capteur dans le couloir suffirait, puis j’ai vite vu le piège. J’ai consulté l’application le matin et le soir pendant 31 jours, et j’ai suivi les courbes sans tricher avec mes habitudes.

J’ai choisi une sonde dans la chambre, une autre dans la salle de bain, puis une troisième dans le salon. J’ai laissé les seuils par défaut au début, avec une alerte à 65% dans la chambre et à 60% dans la salle de bain. Au bout de quelques jours, je me suis retrouvé avec trop de messages dans la salle d’eau, alors j’ai noté le besoin de déplacer les sondes.

J’ai aussi regardé les piles, parce que je voulais savoir si le suivi allait tenir sans y penser tous les soirs. Chez moi, une sonde a tenu 6 mois dans la pièce la plus humide, et une autre a dépassé 12 mois dans le salon. Cette différence m’a servi de repère pour la suite, car le signal variait avec la pièce et avec le réseau.

Le jour où j’ai compris que le placement initial faussait tout

Le premier écart m’a sauté au visage quand la sonde près de la fenêtre nord affichait 10 points que le reste de la chambre. J’ai vu la buée du matin, puis j’ai compris que la vitre froide tirait la mesure vers le haut. Je me suis retrouvé à lire une chambre plus humide qu’elle ne l’était vraiment.

Dans la salle de bain, j’ai placé le capteur trop près de la douche, et là j’ai été frappé par la violence du pic. L’application me renvoyait des alertes toutes les 2 minutes, pendant que l’humidité montait vers 75% puis 85% après les douches. J’ai vite compris que je mesurais la vapeur au ras du jet, pas l’ambiance de la pièce.

J’ai déplacé les sondes à hauteur milieu de pièce, loin des fenêtres et des radiateurs, et j’ai vu les courbes cesser de bondir d’un coin à l’autre. Lundi, j’avais 2 points d’écart, et mercredi j’en voyais 4 après la douche. J’ai trouvé ce milieu de pièce plus lisible que les bords, qui racontaient surtout leur propre microclimat.

J’ai aussi découvert qu’un seul capteur dans le couloir ne disait rien de la chambre nord ni de la salle de bain. J’ai senti une odeur légère de linge humide derrière l’armoire, puis j’ai bougé le meuble et j’ai vu des traces sombres au dos. La peinture fonçait un peu aussi, et je n’avais plus envie de laisser ce meuble collé au mur.

Trois semaines plus tard, après ajustements et nouvelles habitudes d’aération

Après 21 jours, j’ai relu mes courbes pièce par pièce et j’ai vu une baisse moyenne de 8 points dans les pièces de vie. J’ai vu la chambre des enfants tenir mieux le soir, et j’ai vu le salon redescendre plus vite après le lever du matin. J’ai été convaincu que le déplacement des sondes comptait autant que le boîtier lui-même.

J’ai réglé des seuils différents selon la pièce, et j’ai vu les fausses alertes reculer d’un coup. Dans la salle de bain, je laissais l’alerte haute au-dessus de 75% après la douche, puis je regardais la descente pendant 20 minutes. Dans le salon, je surveillais surtout le passage des 60%, parce que c’était là que les dérives commençaient.

J’ai changé ma manière d’aérer, et je l’ai fait au bon moment, pas au hasard. Quand j’ouvrais 5 minutes avec l’air extérieur sec, j’avais 5 points de moins. Quand je laissais 10 minutes, je voyais 10 points partir. Le graphe en dents de scie après le lever ou après la cuisine m’a servi de repère, pas de piège.

J’ai gardé une limite en tête, parce que la chambre nord ne voulait pas descendre comme les autres pièces. Même avec l’aération et le chauffage, j’ai vu la vitre rester marquée par le point de rosée, et la condensation revenir au matin. Là, je n’ai pas bricolé davantage, et j’ai regardé du côté d’un artisan pour le pont thermique.

J’ai compris qu’une mesure isolée ne valait pas grand-chose face à une semaine complète de courbes. J’ai vu une chambre rester sage à 50% un soir, puis dépasser 65% toutes les nuits sans que l’odeur l’annonce. C’est ce décalage qui m’a le plus servi, car la buée du matin arrivait avant la trace sur le mur.

Mon verdict après un mois: ce qui marche vraiment et ce qui reste à renforcer

Au bout d’un mois, j’ai vu ce qui marchait chez moi et ce qui restait bancal. J’ai gardé une baisse moyenne de 8 points dans les pièces de vie, et j’ai anticipé les pics de douche ou de cuisine bien avant qu’ils ne gênent. J’ai appris à distinguer une pointe courte d’une humidité qui s’installe.

Le boîtier m’a aussi montré ses limites, car j’ai eu deux coupures de Wi-Fi dans la chambre nord et j’ai eu un trou dans le graphe. J’ai vu le même genre de glissement quand la sonde était trop proche d’une source chaude ou d’un mur froid. Sans suivi régulier, je perdais le fil, et ma courbe ne me disait plus rien.

Chez moi, ce suivi m’a servi surtout pour la chambre des enfants, la salle de bain et le salon. Pour quelqu’un qui accepte de déplacer ses sondes et de regarder ses relevés chaque semaine, le boîtier me convient. Pour une pièce unique ou un logement sec, je me contenterais d’un bon thermomètre-hygromètre et d’une aération réglée.

Je termine avec le même constat qu’au marché de Brou, quand je suis rentré et que la vitre du salon n’avait pas la même tête que celle de la chambre. J’ai vu le boîtier me servir à lire mes pièces une par une, mais j’ai aussi vu la fenêtre froide et le pont thermique fausser vite tout. À Bourg-en-Bresse, dans ma maison ancienne, je le retiens pour suivre l’humidité pièce par pièce, pas pour régler un défaut de fond.

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